JOYLINER : Mental (CD autoproduit – www.joyliner.net)
Joyliner sont aussi fidèles en amitié qu’ils sont perfectionnistes dans
leurs sonorités. La première de ces 2 qualités les amènent donc à
travailler avec les mêmes équipes soniques et graphiques. Ce qui
explique qu’on retrouve le talentueux Mezzo pour illustrer la belle
double pochette ouvrante de ce nouvel album (comme sur les 5
disques précédents). Et qu’on retrouve le non moins talentueux
Peter Deimel et le Black Box Studio aux commandes sonores du
sixième opus du groupe parisien. Quant à la seconde elle leur fait
peaufiner leurs mélodies, lustrer leurs harmonies, polir leurs
arrangements, afin que chaque chanson, ainsi mûrement travaillée,
soit l’exact reflet de ce qu’ils voulaient en faire en la composant.
Conséquence logique de ce travail en profondeur, les disques de
Joyliner se font rares, et n’en sont donc que plus attendus. Une
attente jamais déçue qui plus est, ce qui ne nous rend le groupe que
plus attachant. Ce long play ne déroge pas à la règle établie depuis
déjà une douzaine d’années, affichant fièrement ses influences
américaines (2 des membres du groupe ont longtemps vécu de
l’autre côté du grand océan), arborant bravement ses couleurs
power-pop-punk, alignant magistralement ses accords rougeoyants
et ses riffs percutants, indiquant crânement la route à suivre pour
s’immerger dans cette électricité certes domptée mais qui garde
encore les élans de sauvagerie avec lesquels il n’est point de vrai
rock, fût-il post, fût-il core, fût-il mental. Sinuant sans vergogne de
roulis punkoïdes en tangages mid-tempo, de balancements rock en
roulements roll, de jovialité pop en américanité R.E.M.iste (peut-être
l’influence la plus évidente, sur ce disque tout du moins), Joyliner se
joue des étiquettes, des tiroirs, des compartiments, des garages et
autres containers trop clairement identifiés pour mieux vous
caresser l’hypothalamus et vous faire perdre ainsi tout sens
commun, sous-entendu celui qui vous ferait affirmer trop
péremptoirement que c’est du rock, un point c’est tout. Les voies de
Joyliner sont plus impénétrables que ça.
442ème rue Mercredi 7 Mars 2012
1 commentaire
eric a dit :
11 mai 2012 à 7 h 50 min (UTC 2)
Cool ! Notice pour les biographes : nous fûmes 3 over the ocean, mais + au Sud, Con mucho Gusto !