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juin
03

Non seulement une chronique dans Abus Dangereux…mais en plus par Alain Feydri

Ce quartet indépendant originaire de Paris semble avoir la passion des choses rondement menées. Où l’approximation n’a pas sa place. Soignant aussi bien son que pochette – signée Mezzo – ou textes chantés dans un Anglais n’ayant rien de Bulgare ! De l’auto production haut de gamme qui ferait la nique à beaucoup de disques labellisés. Postulat ambitieux qui, chez eux, est une constante puisque ce nouvel album doit être quelque chose comme leur sixième méfait ! Tous plus ou moins fidèlement produits au studio Black Box par le très adroit Peter Deimel. Abnégation loin d’être passée inaperçue, particulièrement chez les fanzineux, où, tour à tour, on leur a collé Sugar, REM, les Pixies, Pavement, Superchunk, les Soft Boys et Guided By Voices dans les pattes. Jusqu’à Sonic Youth, les vétérans du vavavoom indie-bruitiste. Et puisque nous n’adhérons pas forcément à tous ces petits tiroirs descriptifs et que nous n’ajouterons pas de noms aux noms, considérons l’option GBV/ Sonic Youth comme une raisonnable délimitation du territoire. Sans la foutraque obsession anglophile des premiers, ni le concassage expérimental des derniers nommés. De toutes manières, il y a dans ‘Mental’ suffisamment d’affirmation de soi – Mis All / Glue / The Mismatch… – pour que Joyliner navigue fièrement sous son seul pavillon. Hardiment porté par une écriture de première bourre, des arrangements à l’avenant et une maîtrise instrumentale inspirant le respect. de l’indie-pop à haute altitude. N’allez pas les manquer ! (A.F.) Face 122 – Avril 2012